Un peu comme un A.T. #2

Faute de temps et de connexion internet, je n’ai pas pu continuer à me confier à la Toile dans le courant de la défunte semaine. Je dois franchement le regretter parce qu’il en avaient bien des choses à dire. Puisque je suis résolu à devoir parler de cette semaine passée à l’abbaye de Chimay a posterori, je dirais que j’ai fait là une formidable expérience humaine : j’y ai rencontré de nombreuses personnes intéressantes aux profils très différents et j’ai apprécié à sa juste valeur le calme, la spiritualité (au sens premier du terme) et la réflexion qui règnent en maître en ces lieux.

J’ai eu l’occasion aussi de revoir quelque peu mes a priori que je vous avais confié en direct dès dimanche soir.

Premièrement, on m’a dit que l’abbaye tirait sa richesse exclusivement sur la vente des célèbre fromages et bières locales. Par conséquent, aux lecteurs indignés -l’un d’eux s’est déjà dénoncé !-  et aux autres, je devrais peut-être concéder le retrait de ma tirade sur l’origine parfois peu glorieuse des richesses monastiques.

Deuxièmement, malgré que mon propos avait quelque chose d’humoristique, je dois bien dire que finalement il ne faut pas s’étonner et partant s’indigner de voir un moine négro africain à la vaisselle dans cette abbaye puisque pas moins de six moines sur une vingtaine sont noirs; constituant exclusivement le contingent monastique local de moins de 60 ans (peut-être plus). Il était donc statistiquement probable que cette tâche ingrate de vaisselier soit attribué à un frère africain; d’autant plus qu’il est tout aussi probable que les moines de plus de 60 ans (c’est-à-dire tous les moines autochtones)  soient exonérés de ce genre de service.

Pour en revenir à mon vague projet de modifier la programmation musicale locale, j’ai vite enterré le projet, voulant plutôt consacré le temps à ma disposition pour étudier. mes petits camarades étudiants habitués des lieux me confirmant qu’il serait quasiment impossible d’infléchir les traditions locales en la matière.

Quant au père hôtelier, il continue de croire que je suis un grand amateur de “musique moderne” (entendez ce courant musical classique de la première moitié du XIXème siècle; cf.infra) et m’a offert la collection complète de toutes les cassettes ayant bénéficiées d’une écoute attentive pendant les repas au monastère depuis quelques années. Avis aux amateurs, même si je compte en garder quelques-unes pour moi, j’en ai tout de même des dizaines à donner au plus gentil (et non au plus offrant-çà c’est l’idéal de pauvreté ! -).

Voulant voir de près et en action -si je puis dire- toute la communauté monastique (nous vivions tout à fait séparés d’eux), je me suis rendu ce vendredi à l’office de 6.30 a.m.. Beau moment, simple et réflexif; la preuve qu’on peut être athée et apprécier sincérement ces moments singuliers de prière et de chants dans une communauté catholique.

Pour conclure ce billet rédigé en quelques minutes, que tout ceux que j’ai croisé à l’abbaye trouvent ici mes sincères salutations et le signe de la joie qui m’habite quand je repense à ces belles rencontres; particulièrement mes collègues étudiants les deux Frédéric et l’ami du Nord Arnold, “Monseigneur” Pirenne de Bertoua (Est-Cameroun), Toutou le louviérois exilé, Erik le slovaque théologien militaire, père Jacques, … (and many others)

juillet 20, 2008. Uncategorized.

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